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0010 — Bathymétrie à surface unique pour la V1
- Statut : accepté
- Date : 2026-08-10
- Remplace : aucun
Contexte
Le sonar retenu représente le fond par une grille bathymétrique continue. Pour une ligne et une colonne données, cette structure ne peut stocker qu'une seule élévation autoritaire. Elle convient aux pentes, crêtes, chenaux, dépressions et reliefs ouverts, mais pas à un tunnel, une arche ou une grotte possédant plusieurs surfaces superposées au même emplacement horizontal.
Une représentation hybride pourrait combiner plusieurs couches, fragments de maillage, points volumétriques ou voxels locaux. Aucun site de la verticale n'exige encore cette complexité : les véritables grottes à plusieurs niveaux et les surplombs complexes sont hors périmètre de la V1.
Décision
Le terrain navigable et les informations critiques du sonar de la V1 utilisent une bathymétrie à surface unique. Chaque cellule valide du scan possède au plus une hauteur de terrain reconstruite.
Les sites de la verticale sont conçus de sorte que :
- les routes nécessaires puissent être comprises depuis une carte de hauteur ;
- aucun objectif n'exige de passer sous un surplomb naturel ou dans un tunnel ;
- aucune preuve indispensable ne soit cachée par une seconde surface au même emplacement horizontal ;
- une absence de mesure reste inconnue et ne soit pas comblée artificiellement ;
- les limites de la zone jouable ne soient pas présentées comme un relief à interpréter.
Les épaves, le sous-marin, le navire et les accessoires restent de véritables modèles 3D pour le rendu et les collisions. Une épave peut présenter des ouvertures, des volumes, des éléments dressés et des zones interactives. Le sonar de la V1 n'a toutefois pas à reconstruire précisément son intérieur, son dessous ou plusieurs ponts superposés.
Les surfaces anormales et les épaves peuvent être signalées par des
SonarContact distincts et par leur contribution visible à la surface
extérieure. Une interaction, une observation visuelle ou un indice du dossier
confirme ensuite leur nature. Le renderer sonar ne fabrique pas un volume
intérieur pour compenser les limites de la bathymétrie.
Un surplomb purement décoratif reste autorisé s'il n'est ni une route, ni un abri nécessaire, ni le support d'une information de mission et si son absence ou sa simplification sur le sonar ne trompe pas le joueur. Cette exception est vérifiée lors de la revue du site et des tests humains.
Aucune interface générique pour plusieurs couches, aucun voxel local et aucun champ de distance ne sont ajoutés préventivement. Le contrat du scan conserve les valeurs réelles et les contacts nécessaires, sans prétendre résoudre un besoin futur non validé.
Déclencheur d'une évolution
Un prototype de représentation hybride devient nécessaire seulement lorsqu'un site retenu exige au moins l'un des comportements suivants :
- naviguer au-dessus et au-dessous de surfaces superposées ;
- lire au sonar l'entrée et la continuité d'une grotte ou d'un tunnel ;
- distinguer plusieurs ponts, plafonds ou niveaux comme information de jeu ;
- représenter une cible indispensable qu'une carte de hauteur rend ambiguë ou invisible.
Ce prototype comparera au minimum couches bathymétriques locales, fragments de maillage et représentation volumétrique bornée. Son adoption, ses données et son coût de persistance nécessiteront un nouvel ADR. Elle ne modifiera pas silencieusement le contrat de la V1.
Conséquences
- La reconstruction sonar reste continue, compacte et compatible avec le langage visuel validé par le POC B.
- Le level design de la verticale doit éviter les configurations que le sonar ne peut pas communiquer honnêtement.
- Les épaves peuvent conserver une géométrie visuelle riche sans imposer un sonar volumétrique.
- Certaines formes 3D seront simplifiées ou absentes de la carte sonar ; elles ne peuvent pas porter seules une information critique.
- Les budgets de la tranche sonar ne comprennent ni voxelisation, ni reconstruction multi-couche, ni navigation dans une grotte.
- Une future évolution dispose de déclencheurs concrets et devra prouver sa lisibilité avant d'élargir le format de scan.
Alternatives considérées
- Construire immédiatement un sonar hybride : rejeté, car aucun objectif de la verticale ne justifie encore son coût de données, de rendu et de test.
- Utiliser des voxels pour tous les sites : rejeté, car les essais du POC B ont montré une lecture plus confuse que la surface bathymétrique continue.
- Aplatir silencieusement une grotte complexe dans la carte : rejeté, car le sonar donnerait une information trompeuse au joueur.
- Interdire toute géométrie 3D complexe aux épaves : rejeté, car la limite concerne la représentation sonar et le level design critique, pas les modèles visuels ou les collisions locales.